8 astuces à connaître sur la diversification

Une étape anxiogène pour beaucoup de parents

La diversification est une étape anxiogène pour beaucoup de parents.

C’est en effet un moment clé de la “vie de bébé”.

Mais cela arrive très tôt durant cette phase de connaissance de nos bébés, en particulier si c’est le premier !

Rappelons que la diversification alimentaire peut commencer dès 4 mois pour les bébés non allaités ou dès 5 à 6 mois pour les bébés allaités.

Et d’un coup c’est le choc on ne sait plus comment s’y retrouver … Faut il choisir les morceaux, les purées, la DME … chaque parent ouvre le carnet de santé, pose des questions au pédiatre, se retrouve vite perdu… comment faire ? par quoi commencer ?
Nous avons interviewé Julie, Docteur en Nutrition et fondatrice de la plateforme Hamstouille, avec son équipe de professionnels de la nutrition.

Peu de ressources adaptées aux vrais besoins de l'enfant

En effet plusieurs études ont révélé que l’objectif de bébé durant les repars pendant la première année c’est l’apprentissage sensoriel !

Manger avec les mains, jeter les aliments (pour tester la gravité par exemple), décortiquer, séparer les aliments 🍱 façon Bento !

Nos croyances limitantes sont bousculées assez vite par la réalité des besoins de l’enfant.

Quand chaque parent est tiraillé par des inquiétudes: éviter les risques d’étouffement (en effet il est important de ne pas laisser un enfant manger seul), de malnutrition, risque social de ne pas ‘apprendre à manger ».

On décortique ces croyances avec Julie d’Hamstouille.

L'aliment principal de votre bébé jusqu'à 1 an c'est le lait (maternel ou infantile)

Les grands principes à connaitre avant de démarrer la diversification sont :

Nos enfants définissent leurs goûts grâce au moment du repas comme durant les jeux

En pratique la diversification pour bébé c’est :

  1. Le repas c’est d’abord une expérience d’apprentissage
    • votre bébé apprend durant chaque repas à collecter des données sur le goût, la vision, les odeurs, mais aussi les échanges conversationnels 
  2. Le repas est un rituel social qu’il est important de garder (moment de qualité le week end et/ ou le soir en semaine si c’est possible)
  3. Eviter de distraire ce moment pour l’enfant par des bruits parasites comme la TV,
  4. Le jeune enfant peut avoir besoin de plus petites portions avec 4 à 5 fois par jour plutôt que 3 (passer de la norme sociale à un besoin physiologique pour apprendre à bébé d’exprimer sa faim et non pas manger machinalement) 
  5. Manger avec les doigts est intuitif pour un jeune enfant il est possible de lui apprendre à manger avec des couverts adapter et en le laissant le faire (quitte à « salir’) 
  6. Rester assis longtemps n’est pas une position « naturelle » pour un jeune enfant (après 30 minutes à 40 minutes l’enfant peut préférer aller jouer ou sauter…) pour revenir et manger, repartir jouer
  7. Observer les préférences de l’enfant pour les textures, températures, forme, goûts et odeurs des repas permet d’éviter les rejets ou forme dégoût assez vite identifiés à partir des 9 mois (voir avant!) 
  8. Proposer du lait peut se faire un peu avant ou un peu après le repas 🥘 

Plusieurs questions durant le live sont apparues sur la question des repas avec les morceaux : quand faut il introduire les morceaux ?

Pour Julie et son équipe, à tout moment (ce qui est aussi aligné avec les dernières recommandations avec Santé France).

Mais alors comment faire quand la crèche ne donne que de la purée en journée ?

La réponse de Julie c’est qu’on peut « mélanger » les différentes textures du moment où l’enfant montre un intérêt.

Entre babycook, stockage des repas, peur de mal faire, continuer ou pas l’allaitement, sortir au restaurant avec un bébé, alterner les allergènes … on se sent vite submergé ! 😳

La clé pour Julie (validée aussi par l’équipe de the helpr) c’est de proposer et de manger « comme d’habitude ».

C’est par l’exemple et la régularité que l’alimentation s’installe comme une habitude saine et consciente pour l’enfant jusqu’au moment ou l’enfant sera capable de manger en autonomie (sous la surveillance d’un adulte).

Faisons de la diversification alimentaire : un moment de jeu et de plaisir partagé !

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