Comment vit on la PMA sans tabou ?

Que se passe t il quand le désir d’enfant se fait attendre ?

Anne Sophie témoigne de son parcours de PMA (livre l’Heure de la Cigogne)  au micro du podcast Demande à Maman produit part The helpr. Dalila Pilot, psychologue clinicienne nous aide à comprendre cette expérience de vie encore tabou…

Le début de l'attente

Anne Sophie prend la parole pour témoigner aussi quand le diagnostic tombe et comment elle a réussit à trouver « de bonnes nouvelles dans le défi qui lui était proposé… ».

"La découverte de l’infertilité vient interroger nos failles narcissiques et peut engendrer frustration et culpabilité. L’impossibilité de la grossesse peut être vécue comme un drame rendant la situation insupportable. On doute de soi, de son couple. Suis-je le bon partenaire pour lui, pour elle? C’est de ma faute si tout cela arrive."

Dalila Pilot, Psychologue clinicienne

Le parcours PMA dans sa réalité tel qu'elle est vécue

Des effets secondaires inattendus et passés sous silence, Anne Sophie se découvre de l’acné, de l’irritabilité, des troubles du sommeil et même un départ aux urgences.

Mais Anne Sophie s’accroche à chaque bonne nouvelle, chaque signe, chaque probabilité pour en faire un espoir ténu.

Le plus dur ? c’est de tenir face aux sourire des autres, aux questions indiscrètes, aux remarques « nous c’est arrivé du premier coup ».

Le plus ? Tenir en couple ou en système rapproché car on « se sent SEUL ».

La force psychologique joue dans la durée

Pour Dalila Pilot, le désir d’enfant pour les femmes est un chemin particulièrement douloureux.

« L’ attente peut parfois affecter les relations dans le couple car il n’est pas toujours simple d’en parler avec son partenaire. C’est une véritable mise à l’épreuve, l’entrée dans un parcours médicalement assisté est souvent associé par les couples comme un véritable parcours du combattant.

Souffrances physiques, souffrances psychiques, doutes, il est parfois difficile de penser à autre chose que cet enfant, parfois symboliquement trop présent, parfois trop absent.

Nombreux sont les hommes et les femmes qui ne réalisent pas qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir et que plus d’un couple sur six éprouve des difficultés identiques. Ne pas réussir à concevoir un enfant, est encore trop souvent synonyme de honte et de tabou.

Les partenaires se replient peu à peu sur eux-mêmes, s’isolent, voient de moins en moins leurs amis ou leur famille, de peur d’être confrontés aux questions. »

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